Rédiger sans fautes !

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Dictées d'évaluation

  • Dictée 1 | Orthographe lexicale et grammaticale

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  • Dictée 3 | Accords et conjugaison

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Dictées de réinvestissement

  • Dictée 5 | Katimavik

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  • Dictée 6 | Les combustibles fossiles

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  • Dictée 7 | Pour les aliments génétiquement modifiés

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  • Dictée 8 | Les risques des aliments génétiquement modifiés

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  • Dictée 9 | Une drôle d'ombre

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  • Dictée 10 | La nouvelle bataille de l'autisme

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  • Dictée 11 | Comme un million de gens

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  • Dictée 12 | Vive l'électricité plus chère !

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  • Dictée 13 | Les premiers ordinateurs

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  • Dictée 14 | Discours du 4 novembre 2008, Chicago

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  • Dictée 15 | Ah ! que l'hiver

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  • Dictée 16 | Sacré grand-père

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  • Dictée 17 | Chaud, le zoo !

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Maisons du terroir

Au Mali ou en Guinée, beaucoup de maisons ont des toits de chaume assortis avec le paysage vallonné. Le côté est de ces maisons est formé de bambous entrecroisés ; les autres murs sont faits en terre battue, tassée ou compressée plutôt qu’en briques cuites. Les fours à briques, nécessaires pour faire durcir les briques ordinaires, sont interdits au Mali, car ils consomment du bois, ce qui conduit à la déforestation.

La fabrication de briques de terre pressée, au moyen d’une presse manuelle, est une technique ancestrale en Guinée. Aujourd’hui, on l’a adaptée en solidifiant la terre avec un peu de ciment. Les tuiles du toit sont fabriquées selon le même procédé, mais ce sont les fibres d’une plante locale, plutôt que le ciment, qui servent à les solidifier.

Ewan McLeish, Maisons écologiques, Éditions Hurtubise, 2007.

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Une danse traditionnelle

Ils sont assis tous deux, sous un arbre, loin des regards indiscrets. Ils se reposent quelques instants, épuisés, toujours vêtus de leur costume de paille et du splendide masque d’antilope qu’ils portent pour la cérémonie. Dans quelques minutes, ils devront retourner faire une autre danse, dont les pas sont aussi complexes que ceux de la précédente. Et aujourd’hui, l’erreur n’est pas permise…

Le rôle de ces danseurs est primordial. Par leur chorégraphie bien orchestrée, ce sont eux qui chassent toute énergie négative qui aurait pu s’accumuler dans la communauté depuis les dernières récoltes. Ainsi libérés, les gens pourront incessamment commencer à préparer la terre et à faire les semailles avant le début de la saison des pluies, qui approche à grands pas.

La Fondation Paul Gérin-Lajoie, « Une danse traditionnelle », www.fondationpgl.ca

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Katimavik

Katimavik, qui signifie « lieu de réunion » en inuktitut, était le nom du pavillon du Canada lors de l’exposition universelle de 1967. Au centre de plusieurs bâtiments aux toits blancs était construite une énorme pyramide métallique inversée. C’est en mettant un presse-papier de cette forme sur la maquette du pavillon afin d’aider à coller plusieurs morceaux ensemble que les architectes ont eu la brillante idée d’intégrer cette pyramide retournée à un ingénieux plan de construction.

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Les combustibles fossiles

Il y a des millions d’années, des résidus organiques fossiles soumis à la chaleur et à la pression de la Terre se sont transformés en pétrole, en charbon et en gaz. Ces combustibles fossiles nous servent aujourd’hui à nous chauffer, à parcourir de longues distances et à communiquer avec les habitants de l’autre côté du globe. Ils fournissent quatre-vingts pour cent de nos besoins énergétiques, mais ils diminuent rapidement et une fois épuisés, ils ne seront pas remplacés. Un des plus importants problèmes d’éthique actuels concerne la consommation de l’énergie fossile.

Kate Ravilious, L’énergie, Éditions Hurtubise, 2008

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Pour les aliments génétiquement modifiés

Parce qu’ils changent fondamentalement notre nourriture, les OGM sont très controversés. Leurs fabricants prétendent qu’ils sont la solution pour nourrir une population croissante. Comme les OGM résistent aux insectes, aux maladies et au pourrissement, les fermiers obtiennent un rendement supérieur, tout en éliminant le gaspillage. Ce qui diminue finalement les prix.

Les partisans de ces cultures disent qu’elles permettent une meilleure gestion de la terre que les cultures intensives. Les pulvérisations de produits chimiques sont réduites, grâce aux espèces résistant aux maladies. De plus, leurs semences peuvent pousser en des lieux où les cultures traditionnelles ont échoué, ce qui peut aider à nourrir des gens vivant dans des zones infertiles.

Jim Kerr, La nourriture, Éditions Hurtubise, 2008.

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Les risques des aliments génétiquement modifiés

Si les modifications génétiques permettent de produire des aliments nutritifs et bon marché dans des zones peu fertiles, où est le problème ? Même si aucun ennui de santé majeur n’est encore apparu, des groupes comme l’Organic Consumers Association estiment que les OGM sont trop récents pour qu’on puisse déterminer les risques à long terme pour la santé.

Les groupes environnementaux déclarent que nous ne connaissons pas encore les retombées du génie génétique sur la santé des plantes et des animaux. Des tests ont montré que les racines des plantes génétiquement modifiées relâchent des toxines dans le sol, ce qui peut affecter la fertilité et engendrer de nouvelles espèces d’organismes nuisibles. Comme certains groupes de consommateurs, ils préconisent qu’on traite ce type de culture avec prudence.

Jim Kerr, La nourriture, Éditions Hurtubise, 2008.

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Une drôle d’ombre

Il était près de vingt et une heures et les grillons chantaient de plus belle. Laura s’était enduite de crème antimoustiques. Assise en tailleur près de sa tente, dans son pyjama bleu ciel et son chandail de coton blanc, elle lisait à la lueur de la lampe torche la dernière édition de Dinosaur Provincial Park Times, qu’elle avait prise à l’entrée de la cafétéria au moment du souper. Comme elle l’avait promis à ses compagnons, elle irait visiter le parc avec le guide dès le lendemain, comme convenu.

Décidément, ce voyage dans les montagnes Rocheuses lui réservait bien des surprises ! Après l’incendie du Beaver Lodge, l’attaque du maquettiste du Royal Tyrrell Museum et la traversée des plaines de l’Alberta à la vitesse de l’éclair, ses deux compagnons d’aventure étaient maintenant souffrants, la laissant toute seule dans l’un des plus beaux sites de fossiles de dinosaures au monde ! Qui aurait pu prévoir de tels événements ?

Anne Bernard Lenoir, Le tombeau des dinosaures, Éditions Hurtubise, 2007.

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La nouvelle bataille de l’autisme

Quand on parle d’autisme, on pense d’abord aux enfants. Mais ils grandissent, ces enfants, et arrive le jour où ils veulent entrer sur le marché du travail. Pas toujours facile. Pourtant, bien dirigés, les autistes peuvent se révéler des collaborateurs à la fois fiables et performants.

Les TED, c’est quoi ? Les troubles envahissants du développement, qui incluent l’autisme, le syndrome d’Asperger et le syndrome de Rett, ne constituent pas une maladie mentale. Il s’agit plutôt d’un désordre d’origine neurobiochimique, qui se déclare dans les premières années de la vie. Les messages que les sens transmettent au cerveau sont mal interprétés. Dès leur plus jeune âge, les enfants atteints de TED ont donc des troubles graves de langage et de socialisation. Le mauvais fonctionnement des sens entraîne des comportements étranges et parfois répétitifs. Mais, dans quatre-vingts pour cent des cas, l’intelligence de ces enfants est normale et peut même être supérieure à la moyenne. Il est difficile de dire avec précision combien de gens au Québec souffrent de TED mais, selon le taux officiel de prévalence, il y aurait au moins seize mille personnes TED dans la province.

Katia Gagnon, « La nouvelle bataille de l’autisme », La Presse, 14 décembre 2008.

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Comme un million de gens

Il est né un jour de printemps
Il était le septième enfant
D'une famille d'ouvriers
N'ayant pas peur de travailler
Comme un million de gens
Il a grandi dans un quartier
Où il fallait pour subsister
Serrer les dents les poings fermés

Autour de lui il y avait plus petits et plus grands
Des hommes semblables en dedans

En mangeant un morceau de pain
Il avait vu que le voisin
Avait quelque chose sur le sien
Qu'il aurait bien aimé goûter
Comme un million de gens
Il a cessé d'étudier
Car il fallait pour mieux manger
Serrer les dents et travailler

Puis un jour il a rencontré
Une femme qu'il a mariée
Sans pour cela se demander
Si du moins il pouvait l'aimer
Comme un million de gens
Ils ont vieilli dans leur quartier
Et leurs enfants pour subsister
Serrent les dents les poings fermés

Paroles et musique de Claude Dubois

© Les Éditions Musicales Pingouin et Les Productions SMCL

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Vive l’électricité plus chère !

Le prix de l’électricité résidentielle est de 60 % plus élevé en Ontario qu’au Québec. L’Américain moyen, lui, paie son électricité deux fois plus cher que nous ; à Boston, New York et San Francisco, elle est trois fois plus coûteuse.

Hydro-Québec souhaite maintenant augmenter ses tarifs de 2,2 % en avril 2009. Selon toute vraisemblance, une telle augmentation sera encore égale ou inférieure à l’inflation. Certains critiques font néanmoins observer qu’Hydro- Québec a empoché de « copieux profits » de 2,9 milliards de dollars en 2007 et qu’elle devrait, par conséquent, refréner sa gourmandise.

Cet argument ne tient pas la route. On s’entend sur le fait que 2,9 milliards de dollars, c’est beaucoup d’argent pour vous et moi. Mais Hydro-Québec draine une quantité énorme de capitaux. Ce bénéfice représente donc un rendement minable de 2,2 % sur l’avoir. N’importe quel dirigeant de PME serait catastrophé si son entreprise enregistrait régulièrement une si piètre performance.

Nul doute que, à court terme, se payer la traite avec des tarifs d’électricité parmi les plus bas au monde fait du bien à nos portefeuilles de consommateurs québécois. Mais cela nous place parmi les aspirants au titre de champions mondiaux du gaspillage d’énergie.

Une seule mesure pourrait nous convaincre de modérer notre consommation d’électricité : une hausse des tarifs avec une certaine modulation selon les secteurs industriels et les classes de revenu. Trois conséquences s’ensuivraient : une baisse de notre consommation d’énergie de plusieurs dizaines de milliards de kilowattheures par an, une hausse concomitante de nos exportations d’électricité et une augmentation de plusieurs milliards de dollars des dividendes annuels versés par Hydro-Québec à l’État québécois. Avec ces fonds supplémentaires, on pourrait tout à la fois abaisser les impôts et les taxes, accélérer l’investissement en éducation et en santé et mettre de l’argent de côté pour nos enfants dans le Fonds des générations.

Pierre Fortin, « Vive l’électricité plus chère ! », L’actualité, 15 septembre 2008.

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Les premiers ordinateurs

En 1968, au début des missions spatiales Apollo, le cœur du centre de contrôle de mission à Houston comprenait cinq ordinateurs IBM. Chacun avait la taille d’une petite voiture et possédait une capacité de mémoire totale d’un mégaoctet, ce qui constituait la fine pointe de la technologie. Il est étonnant de penser qu’aujourd’hui, un minuscule téléphone portable a deux fois plus de mémoire qu’un de ces ordinateurs qui a contribué à envoyer un homme sur la Lune.

Guy de la Bédoyère, Les premiers ordinateurs, Éditions Hurtubise, 2007.

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Discours du 4 novembre 2008, Chicago

S’il y a quelque part quelqu’un qui doute encore qu’en Amérique tout est possible, qui se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit encore à notre époque, qui s’interroge encore sur la force de notre démocratie, ce soir, voici votre réponse.

C’est la réponse donnée par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens, les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides. Des Américains qui ont envoyé au monde un message : nous n’avons jamais été une simple juxtaposition d’individus ou une juxtaposition d’États rouges et d’États bleus.

À ceux qui voudraient déchirer le monde : nous vous vaincrons. À ceux qui cherchent la paix et la sécurité : nous vous soutenons. Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l’Amérique brillait toujours du même éclat : ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l’étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux : la démocratie, la liberté, les possibilités et l’espoir inébranlable.

Cette élection est celle de nombreuses premières fois et d’histoires que raconteront des générations. Mais il en est une que j’ai à l’esprit ce soir, sur une femme qui a déposé son bulletin à Atlanta. Elle ressemble beaucoup à des millions d’autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection, à un détail près : Ann Nixon Cooper a 106 ans.

Elle est née une génération après l’esclavage. Une époque où il n’y avait pas de voitures sur les routes ni d’avions dans le ciel ; où quelqu’un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons : parce que c’était une femme et à cause de sa couleur de peau.

Et ce soir, je pense à tout ce qu’elle a vu en un siècle en Amérique : la douleur et l’espoir, le combat et le progrès ; à ces fois où on nous a dit que nous ne pouvions pas, et à ces gens qui ont continué d’avancer avec ce credo américain : oui, nous le pouvons.

Et cette année, dans cette élection, elle a touché du doigt un écran et voté, parce qu’après 106 ans en Amérique, en ayant traversé les temps les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait comme l’Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.

Barack Obama, Discours du 4 novembre 2008, Chicago

© The Associated Press

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Ah ! que l’hiver

Ah ! que l’hiver tarde à passer
Quand on le passe à la fenêtre
Avec des si et des peut-être
Et des vaut mieux pas y penser
L’homme est parti pour travailler
La femme est seule, seule, seule
L’homme est parti pour travailler
La femme est seule à s’ennuyer

Ah ! que le jour tarde à venir
Quand on se lève avec l’étoile
Et on a beau lever la toile
La nuit s’étire à plus finir

Ah ! que le jour est donc pas long
Que la noirceur vient donc d’avance
Quand l’homme est loin, c’est pas la danse
Il faut rester à la maison

C’est du dedans, c’est du dehors
La femme attend, l’homme voyage
Il y a beau temps, il y a bel âge
Depuis la vie jusqu’à la mort

Excuse les fautes et le papier
Mais j’étais pas maîtresse d’école
Je tiens la maison, je tiens ma parole
Petit-Jean est arrivé premier
Je sais que tu es parti pour travailler
Je tiens la maison, je fais pas la folle
Mon désennui c’est de m’ennuyer

Ils ont parlé d’un gros moulin
Au lac d’En-haut, ça ferait de la gagne
C’est peut-être des plages sur les montagnes
Mais je t’aurai du soir au matin
Tu auras fini de t’éloigner
J’aurai fini de m’ennuyer

Paroles et musique de Gilles Vigneault

© Éditions Le Vent qui Vire, 1967

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Sacré grand-père

Mon grand-père était un conteur sans pareil. Chaque dimanche, nous allions nous asseoir tout près de sa berceuse pour l’entendre nous conter les mille et une péripéties de la vie quotidienne dans son village natal, au début des années vingt. Excellent imitateur, il donnait vie à chaque personnage, adoptant tour à tour l’air solennel du maire, le parler ampoulé de l’institutrice ou le zézaiement du boulanger.

Ce que nous préférions, c’est ce moment magique où nos parents quittaient la pièce. Dès qu’ils étaient hors de portée d’ouïe, une étincelle de malice s’allumait immanquablement dans les yeux de notre aïeul qui se mettait alors à nous narrer, l’air coquin, les innombrables espiègleries et plaisanteries saugrenues de son enfance. Ces histoires abracadabrantes nous fascinaient littéralement ! Et si grand-mère le soupçonnait de les exagérer pour l’immense plaisir qu’il retirait de voir naître un sourire complice sur nos mines ébahies, jamais elle n’en dit mot…

La Fondation Paul Guérin-Lajoie, « Sacré grand-père », www.fondationpgl.ca.

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Chaud, le zoo !

Jamais je n’oublierai cet après-midi torride de la mi-juillet soixante-quatorze, celui où mes parents nous avaient emmenés visiter un zoo nouveau genre ! L’endroit se distinguait par le fait que, facétieusement, les visiteurs y étaient reclus, prisonniers de leur auto, alors que les pensionnaires, des félidés aux marsupiaux, circulaient sans entraves.

Le règlement du parc interdisait alors de baisser les vitres des véhicules de plus de deux centimètres et demi. Fâcheuse idée en l’occurrence, vu la canicule qui régnait ce jour-là et les ensembles de polyester tout neufs, chamarrés à souhait, que ma mère voulait que nous étrennions.

Quoi qu’il en soit, nous nous faisions fort de voir de près girafes, algazelles et caracals, et c’est tout feu tout flamme que nous nous sommes engagés dans le parcours fléché.

Malheureusement, la touffeur a eu tôt fait de rendre l’habitacle de notre vieille voiture bel et bien irrespirable. Aux deux tiers du trajet, mis quasi K.-O. par le gaz carbonique que nous exhalions, au bord de la lipothymie, nous avons ardemment supplié papa de nous sortir illico de cet enfer.

En nage, les cheveux dégouttant sur nos cols déboutonnés, réprimant à grand-peine nos haut-le-cœur, nous avons franchi le portail du parc, sans tambour ni trompette et toutes vitres baissées. Mais lorsque nos diaphragmes et nos muscles costaux ont eu fini de nous réoxygéner, nous nous sommes remis à rêvasser, incorrigibles, aux ouistitis, gibbons, sakis et autres quadrumanes que nous n’avions pas eu l’insigne honneur d’entrevoir.

C’est alors qu’au grand dam de mon père, ma sœur puînée nous a fait remarquer tout à trac que le souffle brûlant senti durant cet inénarrable safari, n’avait rien de commun avec l’harmattan ou le simoun, mais qu’il provenait plutôt, ô comble d’ironie, de la chaufferette de notre teuf-teuf, qui s’était mise en marche allez savoir comment !

Et nous nous sommes laissé dire que les phascolomes en rient encore.

Stéphane Bourguignon, 2003 – Dictée des Amériques

www.dicteedesameriques.com

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